Fa Cup
Third Round
Liverpool VS Arsenal FC
Anfield Road
1-3
Third Round
Liverpool VS Arsenal FC
Anfield Road
1-3
Un petit tour et puis s'en va. Guère favorisé il est vrai par le sort, Liverpool, tenant de la Cup pour quelques mois encore, n'aura pas l'occasion de conserver son bien un an de plus. La faute au talent exceptionnel de Rosicky et au réalisme de Henry, grands artisans samedi soir de la qualification d'Arsenal pour les 16e de finale de la Coupe d'Angleterre (3-1). Une victoire au forceps pour les Gunners, malgré la marge concédée par le tableau d'affichage, mais un véritable exploit puisque les Reds restaient sur vingt matches sans défaite à Anfield.
Et dire qu'ils remettent ça dans trois jours... Mardi soir, Reds et Gunners auront à nouveau l'occasion de s'étalonner, cette fois dans le cadre de la Carling Cup, la Coupe de la Ligue "made in England". Une rencontre au sommet qui sent d'ores et déjà la poudre, les Canonniers ayant eu l'indélicatesse de faire tomber le mythe en son sein alors que Liverpool avait fait d'Anfield un jardin sacré depuis le mois de mars, joutes européennes comprises.
Dans le temple du club de de la Mersey, il est en effet de notoriété publique que les Reds ne marchent jamais seuls. Soutenu par la voix de 45 000 âmes, Liverpool joue juste, vite et bien. Forts d'une remarquable série d'invincibilité domestique, c'est sans le moindre complexe que les hommes de Rafael Benitez prennent un malin plaisir à confisquer le cuir sitôt les hostilités lancées. Pas de velléités offensives aveugles pour autant, les partenaires de Steven Gerrard, premier joueur à tenter sa chance après douze minutes de jeu, s'attèlent à construire passe après passe leurs actions. Orphelin de Gallas, blessé, mais à nouveau honoré par la présence de Eboué, le "back four" d'Arsenal tient le choc mais peine à assurer une relance propre.
La menace rouge se précise à l'approche de la demi-heure de jeu tandis que Alonso -malhonnête simulateur selon l'homme en noir- s'écroule dans les 16 mètres londoniens (25e) avant d'y trouver, esseulé, son géant de coéquipier Crouch pour un enchaînement poitrine-reprise trop enlevé (27e). Au four et au moulin en ce premier acte, l'international espagnol s'illustre dans la foulée en décochant une splendide volée qui fuit hélas le cadre d'Almunia (36e). Hélas pour les locaux car ce coup de boutoir ibérique sonne la révolte du gang de l'Est des Gunners.
Enfin remuant sur son flanc droit, Hleb, le Biélorusse, combine à trois reprises avec Rosicky, le Tchèque. Le troisième échange s'avère décisif. L'ancien joyau de Dortmund plaçant à l'entrée de la surface un tir brossé hors de portée de Dudek, alors contraint de toucher son premier ballon dans ses filets (1-0, 37e). Son premier ballon... et son deuxième ! Alors que l'arbitre s'apprête à renvoyer les deux formations aux vestiaires, Rosicky impose une nouvelle fois le silence à Anfield. Bien relayé par un Henry jusqu'alors absent des débats, le bourreau londonien s'accorde une danse avec l'arrière-garde adverse avant d'ajuster, à l'entrée de la surface, l'infortuné portier polonais (2-0, 45e).
Toujours maîtres du cuir après le repos, les Reds s'évertuent à démontrer sur le terrain que le break tchèque n'est pas pour les impressionner. L'entrée en jeu d'Aurelio au détriment de Riise à la 60e minute conforte les hôtes des lieux dans leur volonté d'aller de l'avant et mis à part un contre mal négocié par Van Persie (57e), les protégés d'Arsène Wenger semblent incapables de desserrer l'étreinte adverse. Une pression qui redouble d'intensité quand la tour de contrôle Crouch, à la réception d'un corner travaillé de Pennant, offre à Kuyt le but de la réduction du score (2-1, 71e).
L'espoir refleurit instantanément sur les bords de la Mersey, la menace d'un ajournement du match en cas d'égalisation se fait plus précise. En bon capitaine, Gerrard multiplie les assauts vers les cages d'Almunia, lequel se révèle d'une rare fiabilité dans ses prises de balle. Bien lui en prend, ces quelques instants passés à courber l'échine permettent à Henry de se faire oublier au sein de la défense locale. Il reste à peine cinq minutes à jouer lorsque le King d'Arsenal frappe pour la première fois au but de Liverpool. Un tir tout en finesse après avoir aeffacé un défenseurs qui fait mouche (3-1, 85e). Celui de la qualification. Celui de l'éviction d'un éphémère tenant du titre. Et Arsenal succède à Chelsea, la dernière formation anglais qui s'était imposée à Anfield, en octobre 2005...


