Arsène Wenger avait sûrement rêvé meilleure entame de championnat de la part de ses protégés. Car si les Gunners n'ont pas réellement tremblé face à Zagreb pour obtenir leur ticket en Ligue des Champions (3-0, 2-1), on ne peut pas dire que les résultats enregistrés en Premier League soit impressionnants et dignes d'un vice champion d'Europe. Malgré un effectif quasi inchangé à l'intersaison, Arsenal ne trouve pas la bonne carburation. Déjà tenus en échec à domicile par Aston Villa (1-1), ratant du même coup leur baptême du feu à l'Emirates Stadium, Henry et consorts ont, cette fois-ci, chuté à Manchester City, pourtant balayé par Chelsea une semaine auparavant (3-0). Un premier revers pour Arsenal qui doit, cependant, laisser un goût amer aux Londoniens et surtout leur donner pas mal de regrets au vu de la physionomie de la rencontre. Dominer n'est pas gagner et les Gunners en ont fait la douloureuse expérience... surtout en première période. Imaginez tout de même qu'en 45 minutes, Henry se procurait la bagatelle de trois belles opportunités (14e, 19e, 35e) et qu'Arsenal touchait deux fois du bois sur une frappe des 20 mètres signée Van Persie (39e) et une tête de Touré (44e).
Pour quel résultat ? Un avantage au score en faveur de Manchester City grâce à un penalty concédé par le jeune Hoyte et transformé, en force, par Barton (1-0, 41e). De quoi se prendre la tête à deux mains ! Les partenaires de Jens Lehmann avait beau pousser en deuxième période, ils se heurtaient inévitablement au bloc compact mis en place par Stuart Pearce. La réussite n'étant pas au rendez-vous, Arsenal devait s'incliner et perdre de nouveaux points précieux. Ce qui ne semblait pas inquiéter plus que ça Arsène Wenger. «Il est encore trop tôt (NDLR : pour tirer des conclusions). Si vous voulez nommer un champion après trois journées, faîtes le mais nous, nous n'avons joué que deux matches. Nous reviendrons dans la course, ne vous inquiétez pas», déclarait le coach français sur le site officiel d'Arsenal. «Nous avons perdu et c'est difficile à avaler. Mais il y a eu beaucoup de positif dans le jeu pour nous même si nous ne sommes pas encore au point dans la finition et que nous manquons un peu d'expérience derrière». Les Gunners ont désormais deux semaines pour se régler.